OLLN, élections de 2018 : les habitants du Petit-Ry ont dit…

Suite au travail de porte à porte et de rencontres citoyennes, Anita Rigot, Thomas Leclercq, Marc Vanhoomissen, Philippe Delvaux et moi-même ont récolté les questions et apporté des réponses aux citoyennes et citoyens qu’ils ont rencontrés.

Vous le trouverez ici : Tract_Petit-Ry

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OLLN, élection de 2018 : les habitants des Bruyères et du Biéreau ont dit…

Suite au travail de porte à porte et de rencontres citoyennes, Isabelle Joachim, Alasdair Reid, Pierre Laigneaux, Pierre Laperche, et David da Câmara Gomes ont récolté les questions et apporté des réponses aux citoyennes et citoyens qu’ils ont rencontrés. J’ai contribué à la formalisation du comte-rendu.

Vous le trouverez ici  : BB_2018_V3

OLLN, élection de 2018 : les habitants de Lauzelle ont dit…

Suite au travail de porte à porte, Muriel Hiernaux, Françoise Duthu, Cecilia Torres, Ana Palin, Philippe Delvaux et et moi-même avons récolté les questions et apporté des réponses aux citoyennes et citoyens que nous avons rencontrés.

Vous trouverez ce document ici : Lauzelle_2018_fin

OLLN, élection de 2018 : les habitants de Rofessart ont dit…

Suite au travail de porte à porte et à une réunion, Faustine Wilante, Marie-Frédérique Lorant et moi-même, avec le soutien de Julie Chantry avons récolté les questions et apporté des réponses aux citoyennes et citoyens que nous avons rencontrés.

Rofessart_2018.

 

OLLN, élection de 2018 : les habitants du quartier de la Baraque ont dit…

Après avoir fait du porte à porte en septembre et octobre, Hadelin de Beer et Cecilia Torres ont diffusé le compte-rendu des questions qui leur ont été posées et des réponses  qu’ils ont données.

Le document de 6 pages a été distribué en toutes-boites et est disponible sous forme de PDF : Baraque_2018.

Bonne lecture !

A OLLN, Ecologie rime-t-elle avec béton ?

Il y a eu un développement de la population entre 1995 et 2015. Etait-ce souhaitable ? Quelle est la responsabilité d’Ecolo et qu’à fait Ecolo pour que cela se passe au mieux ?

« OLLN s’est fortement développée. ». Traduisez « il y a de plus en plus de maisons, d’appartements, de routes… ». Donc de béton ! Et donc de personnes !

Comme le disait Mr Otlet (MR, ex-bourgmestre) à un conseil communal : « on risque de ne plus reconnaître Ottignies d’il y a 50 ans, on a peur que cela change trop ! ».

On se retrouve dans une situation inversée : Ecolo serait le bétonneur et le MR serait le protecteur d’une ville petite, à taille humaine, protecteur de la nature.

Les faits :

1° Il y a une pression démographique sur tout le Brabant wallon (BW) :

  • De 1995 à 2015, la population du BW a augmenté de 16% en 20 ans. Il y aurait de toute façon eu plus d’habitant à Ottignies-LLN
  • A Ottignies, elle a augmenté de 21%, c’est plus mais pas nécessairement différent d’autres villes.

2° Qui dit pression démographique, dit construction.

3° La différence entre les communes du BW et OLLN, commune Ecolo ; c’est que les autres communes ont laissé construire n’importe où, et principalement des lotissements de villas 4 façades dans des campagnes, alors qu’Ecolo a voulu CONSERVER les campagnes et a donc privilégié la construction dans les centres ville, près des gares, pour moins de mobilité en voiture. L’image ci-dessous (parue dans le magazine Imagine) est de Waterloo: cherchez la campagne…

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4° Il y a une grosse urbanisation à Court-St-Etienne (notamment sur les terrains des anciennes usines Henricot), ce qui minéralise très fort l’environnement immédiat d’Ottignies et met une très forte pression automobile sur l’avenue des combattants, une des seules routes de transit vers BXL. A Mt-St-Guibert aussi il y eu une forte urbanisation, notamment Axis Park qui touche LLN.

Et pour le futur ?

Ecolo va évidemment poursuivre dans la conservation des campagnes. Ecolo va poursuivre dans la volonté de construire près des gares. Cependant Ecolo insiste sur les points suivants : il doit y avoir plus de nature, des espaces plus vivants, des lieux de vie (des « quartiers ») plus cool, dans ces nouveaux quartiers, la voiture doit rester à l’extérieur…

Une limite à la croissance de la population ?

Le MR nous a accusé de vouloir une grande ville, et a demandé de mettre une limite à la population. Nous avons refusé, pour plusieurs raisons :

  1. C’est tout simplement impossible. On ne pourra pas dire au « limite+1 » habitant, qui est par exemple un enfant dans une famille, « allez habiter ailleurs » ;
  2. Ce n’est pas éthique : et si toutes les communes disaient cela ?
  3. Ce n’est pas raisonnable.

Par contre on peut limiter les constructions, leur densité, leur hauteur. C’est ce qu’on a fait dans le schéma de structure. Sachant que si on fait cela, on fait augmenter les prix… donc on propose entre autres un CLT (community land trust) !

CLT : https://hadelindebeer.wordpress.com/2018/06/25/olln-le-clt-des-terrains-gratuits-pour-les-jeunes-familles/ : On le sait, le pyramide des âges montre un « trou » des jeunes familles, qui quittent LLN et Ottignies car elles ne peuvent se payer un logement, vu les prix.

Comme à Bruxelles et ailleurs, l’idée est de créer une fondation qui sera propriétaire de terrains. Ceux-ci seront « donnés » gratuitement pour que des jeunes familles aux revenus « moyens » et ayant un lien avec la commune puissent y construire.

En contrepartie, lors de la revente, la maison ne pourra être revendue qu’à des personnes en situation comparable (revenus moyens, ayant un lien avec la commune) et avec une plus-value limitée, de telle sorte que le prix reste abordable.

La Ville va créer ce CLT au conseil communal du 26 juin. Il faudra ensuite que le CLT aient des terrains et les mettent à disposition. Le projet actuel de la Ville est d’y mettre +/- 10 terrains qu’elle possède. Mais l’idée est qu’à terme, l’UCL rejoigne le mouvement et y verse +/- 3 hectares du futur quartier Athéna (et gère en commun cette partie du CLT avec la Ville).

Articles de presse : https://www.lavenir.net/cnt/dmf20180626_01189920/ottignies-louvain-la-neuve-met-en-place-la-structure-d-un-community-land-trust

Une limite à l’urbanisme : l’arme absolue ?

Comme dit plus haut, le schéma de structure (http://www.olln.be/fr/services-communaux/urbanisme/documentation.html ) encadre (donc limite mais aussi permet) les possibilités de construire. Peut-on facilement imposer des contraintes très fortes permettant très peu de constructions ? Oui et non :

non

  • la commune est contrôlée par la Région, qui veille à l’intérêt général, notamment d’empêcher les communes de dire “chez les autres, pas chez nous” et aussi le bon aménagement des lieux (près d’une gare, la région demande des habitations plus denses) ;
  • la commune est contrainte par les propriétaires, et notamment l’UCL, qui peuvent légitimement dire que quand un moment donné le pouvoir leur a donné des droits de construire et qu’ils ont payé des taxes, le pouvoir ne peut facilement (sans compensation), retirer des droits ;
  • dans notre société, il y a une certaine légitimité à pouvoir valoriser une propriété.

oui

  • quand un intérêt supérieur est en jeu (paysager, sécurité, environnement…)

 

On l’a compris, aucun parti politique ne peut promettre de définitivement stopper l’urbanisation. Le parti qui le promettrait ferait un « mensonge bleu » (voir « la couleur des mensonges »). La maitriser, la canaliser, faire en sorte qu’elle soit profitable pour tous, tant les générations actuelles que future, cela est le défi. Les écologistes veulent le relever, avec la participation de la population.

La dictature de l’intime

Comme tous les candidats qui se présentent aux élections, j’ai des convictions et des valeurs. Je crois dans le projet politique de mon parti et je pense pouvoir y apporter une contribution positive.

La campagne électorale sert à faire (notamment) deux choses :

  1. convaincre l’électrice et l’électeur que le projet est bon, que les convictions sont justes et les valeurs importantes ;
  2. convaincre l’électeur et l’électrice que je serai une bonne personne qui gardera ses convictions et ses valeurs, tout en étant assez souple pour s’adapter à la situation, et qui a les compétences et les capacités pour mener le projet à bien.

Parlons des convictions et des valeurs. Comment démontrer les valeurs qu’on porte ? Comment convaincre qu’on les a et qu’elles sont fortes ?

  • L’utilisation de mots et de paroles certes, mais leur force est limitée car tout se laisse écrire…
  • La constance dans les actes, et le fait de joindre les actes à la parole est déjà plus fort. Un inconvénient au moins : cela nécessite de longs développements que les citoyens ne sont prêts à lire, faute de temps.
  • L’utilisation d’une photo qui symbolise nos valeurs et convictions. Une bonne image vaut bien un long discours.

J’avais fait 3 photos dans mon quartier. Elles étaient prises dans l’espace public et deux symbolisaient la capacité des gens à donner, à échanger, à vivre la gratuité. C’était évident et cela valait un long discours.

3_Photos

J’ai reçu deux messages les concepteurs de la boite à dons. Ils me demandaient de ne pas choisir cette photo car ils ne souhaitaient pas que leur geste soit récupéré par un parti politique. « Fais une photo dans ton jardin » m’a proposé » l’un d’eux. Et voilà : on est exclu de l’espace public pour affirmer ses convictions. On doit se cantonner dans l’intime.

A la fois je comprends les concepteurs, par ailleurs charmants voisins. Aucun artiste ne veut que son œuvre soit récupérée par un politique, surtout s’il est de conviction opposée. Car c’est bien là la question : le sentiment de récupération, de détournement, voire de trahison.

Mais un danger d’exclure l’espace public du débat et de l’appropriation par tous, c’est que celui-ci n’est plus public. Aucun politicien ne pourra se faire photographier devant l’Atomium, car le concepteur ne l’a pas prévu, ne l’a pas autorisé. Aucun candidat ne pourra se faire photographier devant les graphs de la gare de LLN pour signifier par là qu’il soutient l’art de la rue parce que ce n’est pas ce qu’ont voulu les grapheurs. Ce qui a été fait dans l’espace public devient privé, réglementé, géré par ceux qui l’ont fait, plus par tout un chacun. L’espace public devient privé.

Un autre danger d’exclusion de l’espace public, c’est l’intimisation de la politique. Cela devient personnel, privé. Presque honteux ou indécent. Tout ne peut plus être politique. Pour lutter contre une récupération estimée inappropriée, les gens devraient faire une contre-récupération, ce qui provoquerait un débat… public ! Au lieu de cela, on renvoie à l’intime, presque au sentiment, à l’émotion personnelle, et le débat est mort.

Je n’ai pas voulu agacer mes voisins et j’ai demandé qu’on ne choisisse pas cette photo pour me présenter. Je pense néanmoins qu’ils ont fait une erreur. Tout est politique.